Le droit à mourir dans la dignité, un droit fondamental synonyme de liberté.

La mort, ne cessera jamais de nous faire peur. En tant que libéraux, de gauche, nous croyons en les libertés de l’individu. Ces libertés individuelles, ne doivent pas cesser avec l’approche de la mort. Et pourtant…

En 2015 en France, une évolution trop timide du droit à mourir dans la dignité.

La nouvelle loi Claeys-Leonetti, bien que présentant des avancées pour les patients en fin de vie, notamment avec les directives anticipées dites contraignantes et la sédation profonde (qui existait néanmoins déjà dans les faits), démontre une fois de plus la timidité du législateur.

D’une part, législateur par cette loi, fait l’aveu d’une situation depuis bien trop longtemps dramatique pour les personnes en fin de vie sans la solutionner. D’autre part, les directives anticipées pourtant qualifiées de contraignantes voient le respect de leur application toujours soumis à condition.

Il s’agit d’une loi faite par des médecins pour les médecins qui ne place toujours pas le patient au centre de la décision de fin de vie.

Oui, la réponse de la loi est trop timide, probablement du fait de tous les dogmes qui étreignent notre société, notamment, le poids de la religion qui ne devrait pourtant avoir aucune influence sur les choix de nos parlementaires.

Malheureusement, l’euthanasie et le suicide assisté, c’est à dire le droit de faire un choix, de choisir de mourir ou non, ne sont toujours pas pris en compte dans la loi.

Le récent procès du Docteur Bonnemaison vient encore témoigner du décalage entre la réalité et la législation.

Le droit de disposer de son corps pour préserver sa dignité.

Selon tous les sondages, plus de 90% des Français sont favorables à la légalisation de l’euthanasie. Le législateur manque pourtant de courage politique.

Toute personne devrait disposer de son corps comme elle l’entend avec pour seule limite la dignité humaine, qui est une notion immuable.

La dignité humaine est un argument supplémentaire pour le droit de choisir sa fin de vie. Toute personne devrait avoir le droit de refuser de subir un acharnement thérapeutique quand la mort est inévitable et la vie maintenue artificiellement.

De même il est urgent de ne plus avoir à en passer par le meurtre ou par un suicide brutal lorsque un patient incurable veut mettre fin à ses jours à cause d’une trop grande souffrance subie.

C’est pourquoi, nous souhaitons que cette hypocrisie cesse enfin.

Nous souhaitons que la volonté des patients soit toujours prise en compte en dernier ressort et que la possibilité de recourir à l’euthanasie ou le suicide assisté soit enfin prise en compte dans la loi.

La situation actuelle représente un déni pur et simple des libertés individuelles.