En France, 45% des jeunes ont déjà fumé du cannabis alors qu’aux Pays-Bas, où il est légalisé, ce taux est de  29%. Et si « l’interdit provoquait la consommation? ».
C’est la thèse que soutient le professeur Bertrand Dautzenberg. Ce pneumologue estime dans un article accordé au Parisien que « le cannabis en France aujourd’hui, c’est l’alcool frelaté du temps de la prohibition ».
Il milite pour la dépénalisation de la substance. Cette solution permettrait un suivi de la qualité du produit vendu et une meilleure protection des consommateurs.
La déclaration de ce scientifique est un argument de plus pour une légalisation du cannabis. Rappelons que sa légalisation dans le cadre d’un monopole d’Etat permettrait de garantir une relative stabilité du nombre de consommateurs et du volume consommé. Légaliser le cannabis à un tarif proche du tarif de marché diminuerait le trafic clandestin et marginaliserait les filières parallèles et donc leur emprise sur certains quartiers.