Non, le libéralisme n’est pas l’ennemi de la régulation publique. Pas à gauche. Cette (fausse) idée reçue est persistante. Il faut dire que la confusion est largement entretenue par les partisans d’un « laissez-faire » économique absolu où les marchés ne seraient soumis à aucun contrôle. Ceux-là oublient bien vite les bases élémentaires de l’économie de marché !

Oui, les marchés permettent d’allouer les ressources économiques de façon optimale …. Quand ils ne sont soumis à aucune défaillance. C’est-à-dire lorsqu’il n’y a ni monopoles, ni cartels, ni asymétrie d’information, ni externalités (pollutions, bruit, etc.), ni biens communs, …. Autant dire que la régulation publique est indispensable au libéralisme !

Encadrer la concurrence ? Du libéralisme !

Taxer les activités polluantes ? Du libéralisme !

Exiger une transparence absolue sur les processus de production ? Encore du libéralisme !

 

Le libéralisme de gauche assume sa dépendance à un Etat fort et à une Europe forte, conditions indispensables pour assurer les libertés individuelles.

Florent.